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Added on the 19/04/2017 10:44:04 - Copyright : Le Républicain Lorrain
Après trois semaines de débats, les jurés de la cour d'assises de la Moselle sont en train de délibérer sur la culpabilité de Francis Heaulme dans le double meurtre de Montigny-lès-Metz. En milieu de matinée, l'avocat général Jean-Marie Beney a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre un routard du crime messin déjà condamné sept fois pour neuf meurtres. "Francis Heaulme vous dit, Montigny, c'est pas moi. Par votre juste verdict, vous lui direz: Cyril et Alexandre, c'est vous". Les quatre avocats de la défense ont tenté de brouiller les cartes pendant plusieurs heures jusqu'en milieu d'après-midi, avec un seul objectif: faire entrer le doute dans la tête des jurés. "Si l'on en est réduit depuis trente ans à chercher dans le regard de l'accusé ou les probabilités, c'est qu'on a rien rien", a insisté Me Liliane Glock. Me Stéphane Giuranna s'est coltiné toutes les zones grises du dossier, des jets de cailloux aux témoignages des co-détenus en passant par la signature criminelle de Heaulme: "Dans ce dossier, la justice doit se faire toute petite. Elle porte le bonnet d'âne de la République". Images et reportage: Alain MORVAN.
L’ex-gendarme Jean-François Abgrall, qui a déposé devant la cour d’assises de Metz mardi, nous a accordé un entretien où il raconte la traque de Francis Heaulme, de Brest à Montigny-lès-Metz. L’enquêteur breton était encore là aujourd’hui. Dans les rangs du public cette fois, pour écouter l’analyse de Francis Hans, l’ex-patron de la SR de Metz, qui a établi la quasi-signature criminelle de Francis Heaulme dans le double meurtre de Montigny-lès-Metz et participé à la révision de la condamnation de Patrick Dils, entre 2000 et 2002. « Francis Heaulme, c’est une extrême violence, une frustration sexuelle ; il choisit des espaces ouverts, il explique les faits comme un rêve et c’est toujours un autre qui est l’auteur, pas lui. A chaque fois, la victime est une mauvaise personne selon lui. Il a une raison de la tuer » , résume Jean-François Abgrall. Images et reportage : Alain MORVAN.
Ex-directeur d'enquête de la PJ de Metz qui a piloté les investigations dès le jour des faits en 1986, Bernard Varlet témoigne en ce moment devant la cour d'assises de la Moselle, au septième jour du procès de Francis Heaulme dans le double meurtre de Montigny-lès-Metz. Dans l'interview exceptionnelle qu'il nous accordé il estime toujours que Patrick Dils, pourtant innocenté définitivement en 2002, est bien le coupable. "Heaulme? Oui, c'est un coupable possible. Mais Montigny, ce n'est pas lui". L'ex-policier, très attendu lors de cette journée consacrée à l'enquête initiale (policiers, légistes...), revient aussi sur ses méthodes, sa façon d'obtenir les aveux et s'accroche à sa conviction: il a résolu l'affaire de Montigny-lès-Metz, il y a trente ans. Images et reportage: Alain MORVAN.
Après une demande d'acquittement mardi et un interrogatoire très appuyé de Patrick Dils mercredi, la défense a demandé aujourd'hui le renvoi du procès ! Le troisième jour du procès du tueur en série Francis Heaulme était consacré à la personnalité du routard du crime messin. Sa sœur Christine, qui le soutient. Son père qu'il n'avait pas vu depuis plus de vingt ans, ont dressé un portrait étrangement lisse du serial killer, condamné sept fois pour neuf meurtres. Gentil, sérieux, pour son père. Il a son petit caractère a dit sa sœur, mais "Montigny ce n'est pas lui", a-t-elle assuré à la barre. Alain MORVAN.
Le procès de Francis Heaulme dans le double meurtre de Montigny-lès-Metz s'est ouvert ce matin. Le tueur en série messin a retrouvé le box des assises de la Moselle qu'il connaît bien pour y avoir été jugé à de nombreuses reprises. Ce premier jour d'audience, consacré habituellement à des questions de mise en place technique, a surpris. La défense de Francis Heaulme a demandé son acquittement immédiat notamment en raison de la destruction des scellés en 1995. Pour son avocate, Liliane Glock, les conditions d'un procès équitable ne sont plus remplies. En fin de journée, Francis Heaulme a redit qu'il n'était pas l'auteur du double meurtre de Cyril et Alexandre le 28 septembre 1986. Récit. Alain MORVAN
La réaction de Me Dominique Boh-Petit, avocate de Chantal Beining.Images : Kevin Grethen