Description
Added on the 01/02/2019 08:53:42 - Copyright : L'Est Républicain
La guerre en Ukraine vient sans doute d’être le théâtre d’une nouvelle arme : le missile balistique intercontinental (ICBM). Cet armement, pensé avant tout pour transporter des charges nucléaires, peut aussi servir à envoyer des explosifs conventionnels. La Russie est accusée d’avoir eu une telle utilisation à Dnipro. C’est une attaque qui constitue un tournant dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine. À l’occasion d’une frappe visant la ville ukrainienne de Dnipro, située à environ 350 km au sud-est de Kiev, il a été rapporté l’utilisation, pour la toute première fois durant le conflit, d’un missile balistique intercontinental (ICBM, intercontinental ballistic missile, en anglais). Sollicité sur ce point, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a éludé. Il a expliqué que les questions sur les affirmations de Kiev à propos de l’emploi présumé par la Russie de missiles balistiques intercontinentaux en Ukraine doivent être adressées au ministère de la Défense, selon le résumé donné par l’agence Tass, financée par Moscou. Il a toutefois ajouté que l’administration américaine sortante continue de jeter de l’huile sur le feu du conflit ukrainien, empêchant sa conclusion. Ces derniers jours, la Maison-Blanche a pris des dispositions pour accélérer les transferts de matériels militaires à l’Ukraine, et les dépenses de fonds liés, avant le retour de Donald Trump au pouvoir. En particulier, il a été noté le feu vert accordé à Kiev par Washington pour utiliser des MGM-140 ATACMS sur le territoire russe. Ces armements sont déjà employés depuis l’automne 2023 pour frapper des zones de son pays occupées par l’armée russe. Il s’agit de missiles balistiques tactiques dont la portée peut atteindre 300 km. Autre évolution notable : la fourniture de mines antipersonnel d’un genre un peu particulier. Ces dispositifs sont équipés d’un module d’autodestruction (ou d’auto-désactivation). On parle en particulier de munitions d’artillerie à déni de zone (ADAM, pour area denial artillery munition). Certains modèles ont une durée de vie de 4 ou 48 heures, selon les besoins. Sur les réseaux sociaux, des vidéos affirmant montrer la frappe de Dnipro ont commencé à circuler (notamment ce clip et cette autre scène, relayés par le compte Clash Report). Il y a aussi eu le partage par le compte Visegrád 24 d’une séquence de meilleure qualité montrant des salves de missiles qui s’abattent verticalement, par vagues successives. « C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’un ICBM est utilisé dans une guerre », a souligné Visegrád 24. « C’est une première », a abondé Clash Report. Si la nature du missile balistique intercontinental n’était pas certaine au départ, la piste qui se démarque actuellement est celle d’un ICBM de type RS-26 Rubezh. « Lors de l’attaque matinale sur Dnipro le 21 novembre, les occupants russes ont frappé pour la première fois avec un missile balistique intercontinental Rubezh, qui est un porteur potentiel d’ogives nucléaires », écrit le compte MAKS 24. Cette particularité ne signifie pas pour autant que cette frappe particulière incluait des armes nucléaires. Il est effectivement possible d’adapter un ICBM pour effectuer une frappe conventionnelle, avec une charge explosive « classique ». Preuve en est : on ne distingue aucun flash lumineux typique d’une frappe nucléaire ni aucun champignon atomique à l’image. Les dégâts seraient en outre incommensurables. Et par ailleurs, ce n’est pas le branle-bas de combat général dans les états-majors occidentaux.
Des vidéos montrent l’utilisation d’un avion d’entrainement soviétique utilisé par l’armée ukrainienne pour chasser les drones. Cette méthode aurait déjà fait ses preuves. Dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine, la course à l’armement passe par l’improvisation. L’armée ukrainienne a encore montré un bel exemple de recyclage militaire avec le déploiement d’un avion de l’ère soviétique pour abattre des drones. Plusieurs vidéos publiées fin juin 2024 sur Telegram et les réseaux sociaux montrent des Yak-52, un ancien modèle dédié à l’entrainement et à la voltige, chassant dans le ciel. Des images capturées par un drone russe permettent d’en savoir plus sur les méthodes de l’armée ukrainienne. Il semblerait que les Ukrainiens reprennent des méthodes de la Première Guerre mondiale, réactualisées avec des armes plus modernes. Le pilote se charge de s’approcher des drones pendant que le second utilise soit un fusil anti-drone pour brouiller la connexion ou tout simplement un fusil conventionnel pour abattre l’engin.
Christian Cecchetani, directeur de l'Apasad soins +, actuellement en recherche de masques pour ses 200 salariés qui travaillent encore, explique leur rôle essentiel.
Vendredi 29 novembre se déroulera la journée mondiale de lutte contre le Sida. À Metz, le collectif qui rassemble les acteurs de la santé et les associations est particulièrement actif. Christine Poinsignon, directrice du Cri-Bij et Christophe Lauer évoquent les enjeux de la journée et les actions qui seront menées.
C’est la révélation la plus spectaculaire de l’étude menée par l’institut BVA pour le Comité national contre le tabagisme. Son président, le Nancéien Yves Martinet s’en émeut vivement et alerte de nouveau sur les méfaits du tabac, « une drogue dure ».